HUBDAY 2017, Future of Work : la séance de rattrapage

par Acticall sitel group dans Tendances | le 30/11/2017 | lu 483 fois

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Vous avez raté le Hubday Future of Work qui s’est déroulé mercredi 22 novembre dans les locaux du Medef à Paris ? On vous livre ici toutes les tendances clés et tous les moments forts à retenir de cette édition 2017…

Réunissant chaque année plus de 300 décideurs RH, du management et du digital, le Hubday Future of Work 2017 a vu intervenir Google, AccorHotels, Air France, AXA, BNP Paribas, Deezer, Disneyland Paris, ENGIE, Orange, PMU, Veolia, Vinci, Workplace by Facebook... parmi la vingtaine des marques invitées.

Un Hubday sous le signe du « paradoxe »

Étonnamment, l’IA n’était pas au cœur de toutes les conversations, mais en filigrane sous forme de statistiques ‘choc’ : sous l’impact de l’automatisation, 50% des emplois d’aujourd’hui sont voués à disparaître et 85% des emplois qui seront créés d’ici 2030 sont à ce jour encore inconnus !

C’est devant cette perspective d’avenir pour le moins opaque que s’est lancée de façon paradoxale une matinée dédiée au ‘future of work’… pour finalement mieux mettre en valeur, face à la transformation digitale vertigineuse des entreprises, un ensemble de nouvelles compétences parmi lesquelles l’agilité des talents et du modèle managérial sera la compétence à priser par excellence.

Think Soft

Mis à l’honneur dès les premières minutes de l’introduction par Emmanuel Vivier, Directeur Associé du Hub Institute, et Caroline Loisel, Consultante chez Be Birds, les ‘soft skills’ incarnent désormais l’agilité-même. Atouts clés des jeunes professionnels indépendants, ces capacités à « savoir être » : pouvoir s’adapter, se renouveler, être polyvalent et pouvoir injecter des solutions inédites, formeront l’arme secrète encore sous-estimée des entreprises.

Celles-ci devront y faire appel de plus en plus quand on sait que déjà 35% des millennials sont freelance, ‘slashers’ ou auto-entrepreneurs et que plus de 50% le seront d’ici 2025. Mais pour ce faire, elles devront réussir à attirer ces talents qui se reconnaissent de moins en moins dans les valeurs et l’organisation des grands groupes et dont la majorité préfère jongler avec plusieurs projets à la fois, travailler pour des start-up ou pour leur propre compte.

Il incombe donc aux marques de se transformer en profondeur pour incarner elles aussi cette agilité, et pour cause : « la moitié des décideurs avouent ne pas savoir à quoi ressemblera leur business model dans trois ans », constate Arnaud Devigne, Managing Director d’Indeed.

Une workforce agile

‘Buzzword’ qui reste encore très incompris, la notion d’agilité irradiait toutes les présentations. Pourtant, 8 collaborateurs sur 10 ne savent pas ce dont il s’agit concrètement, selon le dernier baromètre Ifop Média Numérique.

La méthode agile est donc « à incuber au sein des entreprises », en donnant de la responsabilité, de l’autonomie et de la confiance aux collaborateurs et en privilégiant des outils de communication et une organisation en mode groupe projet. Mais le bon management commence par soi, insiste Jean-Brand Pieri, Head of Digital Factory, Veolia : « J’ai responsabilisé mes chefs de projet en leur donnant un nouveau rôle de ‘Product Owners’. Et en tant que manager, j’ai passé plus de temps à coacher l’équipe qu’à la diriger ».

Managers et collaborateurs : artisans de la même convers(at)ion digitale

C’est en donnant « une voix aux collaborateurs », au même titre qu’aux dirigeants, que vous allez véritablement intégrer vos collaborateurs à votre transformation et en faire des ambassadeurs inspirés de votre marque, signale Nicolas Farin, Directeur du Développement de Workplace by Facebook.

« Il y a un an, nous avons déployé Workplace à un niveau global pour renforcer notre agilité dans la gestion de nos projets et développer la proximité de nos équipes internationales », explique Kim Neyret, Directrice Générale de Acticall Sitel Group, France. « C’est un outil qui favorise une communication simple et efficace et permet de lancer des initiatives, partager les ‘success stories’ et bonnes pratiques ou encore donner du feedback rapide. Chacun a de la visibilité, chacun peut s’exprimer, et les contributions de nos collaborateurs sont indispensables. Notre agence de consulting digitale, The Social Client, l’utilise notamment comme outil de gestion de projets pour nos clients », souligne-t-elle.

Design thinking : concevoir une culture de l’innovation pérenne

Si la transformation se cultive à tous les niveaux de l’entreprise, sa mise en œuvre est à anticiper sur des « temps longs ». Toutes les marques présentes se sont ainsi interrogées sur les modèles organisationnels à adopter afin d’inscrire leur transformation digitale dans la durée, en partageant ce qui marche et ce qui ne marche plus : « You must kill SALY (same as last year) », annonce Antoine de Riedmatten, Directeur Général, In Extenso.

En tête des remises en question : la notion de penser la transformation digitale strictement sous l’angle de l’innovation : « Le basculement dans le digital n’entraîne pas la transformation pérenne. Tout le monde doit être embarqué, par la formation, le soutien, l’accompagnement et la sponsorisation, non pas selon une verticale de bas en haut mais à travers une circularité du travail réalisé ensemble », précise Raphael Briner, Chief Strategy & Cofounder, Elium.

Il faut solidariser autour de cette transformation tous les membres de l’entreprise, à tous les niveaux : « nos champions sont sur le terrain, commencez par préparer le terrain », préconise-t-il. C’est de cette façon qu’on arrive à associer à l’élan de l’innovation un ‘design thinking’ culturel collectif.

Engineering happiness

Garantissant un gain de productivité de 12%, le bonheur au travail est le pendant incontournable de la performance innovante de votre entreprise. Devenue le véritable mantra de Google et évangélisée par Mo Gawdat, Chief Business & Happiness Officer de X, le R&D lab de Google, une culture d’entreprise heureuse sera le plus puissant levier de votre transformation digitale.

L’émergence d’un nouveau modèle managérial qui allie bonheur et bienveillance à la performance - baptisé « BienFormance » - sera déterminant pour attirer et fidéliser une génération en quête de sens plus que de carrières prestigieuses ou de salaires exorbitants.

Face à cette recherche de sens revendiquée par les talents d’aujourd’hui, que la journaliste Emilie Vidaud a appelé ‘social calling’ [vocation sociale], Disneyland Paris a mis en place un système de recrutement qui propose un ensemble d’offres pertinentes définies par un algorithme en fonction des éléments de réponses aux 3 questions posées aux candidats : Je sais… ? Je suis… ? J’aime… ?

Du consommacteur au collaboracteur

À l’image de cette nouvelle génération, la formation doit, elle aussi, se mettre au diapason et concevoir des parcours de formation faisant intervenir des outils avec lesquels les apprenants sont déjà familiers, qu’ils peuvent rapidement s’approprier pour maîtriser plus naturellement ensuite leur prise de poste.

Venant accompagner cet ‘empowerment’ du collaborateur, une culture positive du ‘test and fail’ vise à valoriser l’échec sous la forme du ‘fail, yes, but fail fast’. Si chaque collaborateur se voit accorder la confiance nécessaire pour être force d’initiative et d’expérimentation, il est aussi préparé pour rebondir et retenter aussitôt, en cas d’échec. « C’est ainsi que vous habiliterez vos salariés à donner le meilleur d’eux-mêmes », observe Philippe Van Caenegem, Head of Strategic Innovation & Incubation EMEA, Salesforce.

De surcroît, il convient de développer un lien d’appartenance et un sentiment d’enthousiasme des collaborateurs par rapport aux ambitions d’innovation de l’entreprise, en cultivant un esprit de collaboration et « en stimulant l’intrapreneuriat, mais également en leur donnant les moyens de travailler avec le monde extérieur et de s’en enrichir grâce à un écosystème de partenaires et de projets externes ou ‘Next Door’», relève Arnaud Bosom, DGA Relations Humaines et RSE, Groupe TF1.

C’est bien par ces dynamiques de collaboration et de compétition qui aujourd’hui ne s’excluent plus mais se complètent que vous parviendrez à créer une culture de ‘co-opétition’ qui formera le socle solide et innovant de toute transformation digitale.

The Social Client, agence de consulting digitale et filiale de Acticall Sitel Group, participera au Future of Social Marketing & Business le 14 décembre prochain. Geoffrey Boulakia, Directeur Général de l'agence interviendra en compagnie de Caroline Desaegher, Directrice Communication et Marque, Ramsay Générale de Santé et Anne-Sophie Maneau, Digital Communications Officer, Vinci. Réservez vite vos places !

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